La Cluse (1)
La Cluse
Le Bugue, Dordogne

Mission complète - Livraison 2012

Maître d’ouvrage
Privé

Programme - Surface
160 m2 SHAB, terrasse 21 m2

Coût
193 286 € HT

Le terrain de 6 745 m2 se situe sur un versant d’un coteau du Périgord Blanc. Il se caractérise par une topographie naturelle en creux dans le paysage avec un pendage assez marqué vers le Sud. D’un point de vue géomorphologique, nous sommes à cheval sur un talweg (cluse sèche).

 

La Cluse (2)
La végétation existante imprime au paysage deux milieux contrastés: au nord, une jeune forêt relativement spontanée, et au sud, une prairie claire et ensoleillée.

La Cluse (3)
Le projet va s’implanter entre ces deux milieux afin de lui faire bénéficier du contraste et des particularités offerts par le site, intégrant de ce fait l’habitation dans son environnement.

La gestion et l’entretien permettront au terrain de prendre une forme à mi-chemin entre une formation végétale naturelle et un jardin organisé.  
La Cluse (4)
La construction s’étire le long d’un axe est-ouest. Elle vient s’adosser et se mêler à la forêt au nord, véritable abri des vents et apport de fraîcheur en été. Cette implantation la rend quasiment invisible depuis les terrains voisins. 
La Cluse (5)
Le plancher se surélève légèrement du sol sur les poteaux de la structure métallique afin de garder intacte le relief du terrain tout en permettant d’affirmer une légèreté à la construction. Sa hauteur a été cependant considérée au minimum pour une construction en rez de chaussée. Elle s’insère dans la topographie en permettant une liaison de plain-pied à l’arrière de la maison.

 
La Cluse (6)
Sa plus grande façade, généreusement vitrée, s’expose au sud afin de faire bénéficier l’habitation des apports solaires passifs tout au long de l’année et d’une vue privilégiée sur la vallée de la Vézère.

Le débord de toiture permet la protection solaire en été et un gain maximum de rayonnement à l’intérieur des pièces en hiver.
La Cluse (7)
Le dessin de la maison ne s’arrête pas à la délimitation de la construction, l’intérêt consiste à estomper la limite entre l'intérieur et l'extérieur et prendre parti des évolutions journalières et saisonnières de son environnement. L’habitation, liée à la végétation, vient s’étendre physiquement sur l’extérieur par des planchers bois : un préau abrité au centre de la construction et une terrasse ouverte au nord sous les arbres, en relation avec des espaces de cheminements dans la forêt.