collectif encore est une agence d’architecture et de paysage installée à Auterrive, à la lisière du Béarn et du Pays Basque.
Urbanisation effrénée du littoral touristique et problématiques spéculatives afférentes, territoires ruraux aux modèles agricoles exsangues ou en réinvention, croissance effrénée des logements secondaires, bourgades délaissées et désindustrialisées, mais aussi des écosystèmes encore très préservés, un climat tempéré, une terre exceptionnellement fertile, un patrimoine bâti riche et de qualité, des populations dynamiques en demande de renouveau.

Notre pratique est indissociable de ce territoire aux réalités multiples, voire parfois franchement opposées. Nous y développons depuis plus de dix ans une pratique de transformation des lieux, des usages et des relations humaines.

L’agence intervient sur des programmes très divers : minoterie reconvertie en tiers-lieu, château en logements sociaux, groupe scolaire, presbytère de village, bureaux, résidence d’artistes, logements individuels — une diversité choisie qui repose sur la conviction que les projets se recoupent, se nourrissent les uns les autres et construisent une connaissance intime du territoire que la spécialisation ne permet pas. Une approche qui lui permet d’assurer de plus en plus fréquemment, la programmation de ses projets.

Face à une crise écologique et économique dans laquelle nous manquons de ressources à tous niveaux (matériaux, terre, faune, flore), collectif encore prône une architecture du temps long, qui permet de mener des analyses spécifiques et d’accorder à chaque bâtiment le respect qu’il mérite.

Réhabilitation, réemploi, frugalité, attention au vivant, gouvernance partagée et mixité des usages constituent le socle de sa démarche. Chaque projet est envisagé comme une ressource capable de produire davantage que sa seule fonction initiale : créer du lien social, renforcer l’autonomie des territoires, révéler des patrimoines oubliés, accueillir de nouvelles formes d’habiter.

À travers ses réalisations, ses enseignements, ses conférences et ses initiatives ouvertes au public, collectif encore questionne les liens entre écologie, économie et générosité, et plus précisément, les liens entre le beau, le bon, le sens et le commun. 

L’agence défend une architecture généreuse et relationnelle, ancrée dans le réel, qui préfère transformer l’existant plutôt que faire table rase et qui cherche, ce faisant, à restaurer des communs et à rendre possibles de nouvelles manières de faire territoire.

 

A quoi peut servir collectif encore ?

1. À réfléchir à l’aménagement, la gestion ou la construction d’un tout petit espace comme à l’aménagement et la gestion à long terme d’un espace forestier ou d’une montagne. Collectif encore peut aussi servir à faire des maisons, des logements collectifs, des bâtiments publics.Autrement dit, à réfléchir sur de très petits, des petits, des moyens, des grands et de très grands ”projets”.

2. À aborder les questions que pose une situation avec du bon sens et une certaine évidence. À rechercher les réponses les plus adaptées à des situations spécifiques, par conséquent les solutions peuvent être singulières, originales voire étonnantes. À inverser les méthodes, par exemple partir du tout petit pour aller vers le plus grand. Comme aborder l’environnement immédiat de la personne dans son logement pour aller vers l’urbain.

3. À concevoir des lieux où il s’agit d’apporter aux habitants un maximum d’air, de lumière, d’espace, et privilégier une diversité d’usages possibles.
 

4. À faire des économies, tout du moins à déplacer l’économie d’un projet de manière à augmenter le bénéfice direct pour les habitants et les usagers. En somme, à offrir plus aux habitants tout en en faisant parfois moins. Collectif encore peut même servir parfois à ne pas intervenir sur un espace qui n’a finalement pas besoin d’être aménagé plus que ça.


5. À faire en sorte que rien ne soit gâché. Mieux, à regarder ce qui existe et ce qui vit sur un terrain avant d’y construire un bâtiment ou de l’aménager. À économiser de l’espace pour préserver la présence des milieux et des dynamiques naturels. Collectif encore ne peut pas servir à faire table rase.


6. À replacer l’expérience ordinaire des habitants au centre de la manière de concevoir leur environnement de tous les jours. Autrement dit, à faire en sorte que des gestes très simples retrouvent une place tangible dans notre quotidien. Par exemple, cueillir un fruit en sortant de l’école, lire assis sur un banc le soir sous un éclairage écologique, faire pousser un arbre sur ses propres déchets verts...
 

7. À faire en sorte que la présence du vivant redevienne une question de premier plan dans la conception d’une architecture, des espaces urbanisés, voire même l’évolution des espaces agricoles. Ainsi, Collectif encore peut servir à réduire la distance entre les habitants d’un lieu et ceux des milieux plus ou moins naturels qui constituent le lieu.


8. Nous pensons  que les personnes , les plantes, les animaux, les oiseaux, les insectes... sont ”les habitants d’un quartier” et qu’il faut agir en faveur de tous.


9. À favoriser le lien social entre les habitants ou usagers d’un endroit, bâtiment, espace public ou grand territoire. Nous pensons que le lien social fait partie de l’existant et qu’il oriente chaque processus de projet d’aménagement ou d’architecture.


10. À aborder certaines questions difficiles et actuelles avec humour et une certaine forme de poésie.
 

Enfin, Collectif encore peut servir à replacer de l’enthousiasme là où il est devenu parfois difficile d’en avoir.